L'art numérique révèle les souffles invisibles de la Terre à Marseille
Découvrez « Souffles terrestres » à la Vieille Charité, où deux artistes transforment les vibrations de la planète en installations poétiques et immersives.
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- Marseille 2e
- Par la rédaction

Du 24 octobre au 13 décembre, le Centre de la Vieille Charité vous invite à une expérience artistique unique, où l’art numérique donne une voix aux forces discrètes de notre planète. Étienne Rey et Stéphanie Roland y dévoilent des installations sonores et visuelles qui transforment les mouvements terrestres en récits sensibles. Une occasion de porter un regard neuf sur les liens entre l’humain et son environnement, au cœur du 2e arrondissement de Marseille.
Des œuvres pour écouter la Terre autrement
L’exposition « Souffles terrestres » propose deux installations qui explorent les dynamiques invisibles de la nature. Stéphanie Roland, avec Serpentine night, plonge dans les failles géologiques de Californie pour en révéler les échos, mêlant réalité et fiction. Son travail interroge notre rapport aux territoires en faisant des sols des narrateurs, porteurs de récits souvent ignorés. Les phénomènes terrestres y deviennent des métaphores des fractures humaines, invitant à repenser notre place dans le monde.
Étienne Rey, quant à lui, présente Impermanence, une installation où cinq sculptures d’eau en mouvement perpétuel captent les résonances entre matière et gravité. Inspirée par un séisme au Groenland, l’œuvre transpose à échelle humaine les vibrations qui traversent la planète. Entre sons, formes et instabilités, elle offre une expérience sensorielle où l’équilibre fragile du vivant se donne à voir et à entendre. Ces créations partagent une même ambition : montrer que la Terre n’est pas un simple décor, mais une entité active, capable de résister et de s’exprimer.
Deux artistes engagés dans une démarche sensible
Stéphanie Roland, artiste visuelle et réalisatrice basée à Bruxelles, explore les structures invisibles du monde contemporain à travers des films et des installations. Son parcours, marqué par des expositions au Centre Pompidou ou à la Biennale de Venise, mêle écologie, géologie et politique pour interroger les grands enjeux de notre époque. Ses œuvres, primées dans des festivals comme le FID Marseille, proposent une réflexion sur les hyperobjets qui façonnent notre quotidien.
Étienne Rey, de son côté, questionne la notion d’espace à travers des installations où lumière, mouvement et perception se répondent. Ses œuvres, souvent conçues in situ, jouent avec les phénomènes physiques pour révéler les structures invisibles de notre environnement. Entre brume, reflets et mécaniques précises, il crée des expériences où vous devenez acteur de votre propre découverte. Leur collaboration au sein de « Souffles terrestres » offre une rencontre rare entre deux démarches artistiques, toutes deux tournées vers une écoute renouvelée du vivant.
Le Panier, un cadre idéal pour une immersion poétique
C’est au Centre de la Vieille Charité, joyau architectural du quartier du Panier, que se déploie cette exposition. Ce lieu chargé d’histoire, autrefois hospice puis musée, se prête parfaitement à une immersion dans les forces discrètes de la nature. Ses cours intérieures, ses voûtes et ses jeux de lumière créent un cadre propice à la contemplation, où chaque visiteur peut s’abandonner aux vibrations des œuvres.
Le Panier, avec ses ruelles en pente et ses façades ocre, est un quartier où l’art et le quotidien se mêlent depuis toujours. À deux pas de la Vieille Charité, le Mucem et le fort Saint-Jean prolongent cette balade culturelle, tandis que les Docks de la Joliette, de l’autre côté de l’arrondissement, rappellent la vitalité portuaire de Marseille. Une géographie idéale pour une exposition qui célèbre les liens entre l’humain et son environnement, comme vous pourrez le découvrir en explorant ce quartier emblématique.
Comme l’annonce la programmation des Musées de Marseille, cette exposition s’inscrit dans la Biennale des imaginaires numériques Chroniques, un événement qui met en lumière les croisements entre art, science et technologie. Une belle occasion de (re)découvrir le Panier sous un angle à la fois poétique et engagé, tout en donnant voix aux forces secrètes de la Terre.
Une expérience sensorielle ouverte à tous
« Souffles terrestres » ne se contente pas d’exposer des œuvres : elle propose une véritable expérience immersive. Vous êtes invités à déambuler entre les installations, à écouter les sons, à observer les mouvements de l’eau ou les jeux de lumière, et à laisser votre perception se transformer. Une démarche qui rejoint celle du MuCEM, qui invite les publics à explorer l’art par les sens, en montrant que l’art peut se vivre bien au-delà du regard.
Cette exposition s’adresse à tous, amateurs d’art contemporain comme curieux en quête de nouvelles expériences. Elle rappelle que l’art numérique, loin d’être réservé à une élite, peut toucher chacun en éveillant des émotions universelles. Aujourd’hui, le temps couvert et les rafales de vent pourraient rendre cette plongée dans les éléments encore plus évocatrice, en écho aux forces naturelles que les artistes mettent en scène.
En pratique
L’exposition « Souffles terrestres » se tient au Centre de la Vieille Charité, 2 rue de la Charité dans le 2e arrondissement de Marseille, du 24 octobre au 13 décembre 2026. L’accès se fait par les escaliers, l’ascenseur étant en réparation. Pour connaître les horaires d’ouverture et les éventuelles conditions d’accès, consultez le site des Musées de Marseille. Le quartier du Panier se visite facilement à pied, et vous pourrez prolonger votre visite en découvrant les ruelles pittoresques et le street art qui font la renommée de ce secteur.
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Ruelles en pente du Panier, linge aux fenêtres et façades ocre d'un côté, docks réhabilités et horizon portuaire de la Joliette de l'autre. Le 2e se visite à pied, de la Vieille Charité jusqu'au front de mer du Mucem.
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